Auto-bio-cin-ethno-graphie constitue mon autobiographie cinématographique avec un point de vue ethnographique.

"Toujours est-il, ma vie ne fut pas un fleuve tranquille"

Contes et mécomptes réunit douze histoires dont
la plupart sont navrantes.

Et, je vous assure,  Liane et moi y sommes pour rien. Le monde est ainsi.

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willemont.fr

Il a eu un début ...

... il y aura une fin

L'épilogue ? La place est déjà occupée par Liane qui n'a pas pu m'attendre.  Reste à

Cette banalité étant dite, qui suis-je ?

Pour l'état civil ...
A mes propres yeux ...
Quand aux "autres" ...

Mon nom est Jacques Willemont. J'ai été conçu le 18 juin 1940 en Dordogne, pendant la débâcle.

Ma vie, ma vraie vie, celle dont j'aime parler, commence le 12 janvier 1967...

L’enfer, ce n’est pas “les autres” en tant que personnes, mais le regard qui fige, qui réduit, qui empêche d’être.

Plus précisément : près de Montignac. Tout près de Lascaux, à moins d’une lieue de cette grotte fabuleuse qui, quelques semaines plus tard, serait découverte — “inventée” — par quatre jeunes gens :

"- Quarante ans plus tard, j’y consacrerai l’équivalent de trois années de ma vie pour la faire connaitre.

Les 285 jours de ma vie utérine furent traversés par la peur — celle, légitime et partagée, que la guerre faisait peser sur tous — et par une angoisse plus intime, presque cocasse, que ma mère entretenait à cause d’un simple lérot.

Les 9 778 jours suivants - à partir du 30 mars 1941, jour officiel de ma naissance - m'ont permis de bien identifier ce que j'attendais de la vie. Surtout de ma "vraie vie" qui commence le 12 janvier 1967 (suite)



(suite) Jacques raconte :

"- L'année 1966-67 est fantastique. En juin, j'ai été admis à l'IDHEC (devenue la FÉMIS en 1986) et, le 12 janvier 1967, je rencontre Liane Estiez.

Deux ans et six mois plus tard, un maire de Paris officialise notre relation.

Mon plan de vie était fabuleux :

1 - je serai un fameux magicien de la lumière, un directeur de la photographie ;

2 - j'allais vivre toute ma vie avec cette jeune femme exceptionnelle." 

Quelque 500 jours plus tard, en mai 68, Jacques réalise son premier film de long métrage documentaire dont Liane assure la prise de sons. Le 10 juin, avec Pierre Bonneau à la caméra, ils tournent une séquence de 10 mn, un plan-séquence considéré comme : "Le seul film révolutionnaire de 68". Plus tard, un critique le désignera comme "L'un des films les plus beaux du monde…".

Leur belle histoire devait se prolonger au moins jusqu'au 60ème anniversaire de Wonder, le "petit film" en question, mais ... 21.184 jours après leur rencontre...

Des amis ? Très jeune, j'avais compris que moins on n'a d'amis , moins mal on se porte. D'une nature insouciante et généreuse, dans les premiers temps j'ouvrais grand les bras. Ho là ! Une poignée de main suffit : il vous reste un bras pour vous protéger des coups bas.

Quant aux amis potentiels que j'ai ratés du fait de mon attitude paranoïaque, peu m'importent peu : je m'en tape, je n'en ai rien à cirer, je m'en bats l'œil,  je m'en balek... Vous ne connaissez pas le mot ? Cliquez ici vous n'aurez pas totalement perdu votre temps à lire mes balivernes. 

Donc, je me contente d'un tout petit groupe d'hommes et de femmes qui m'honorent de leur amitié. Parfois, j'ai une bonne surprise et je fais mon possible pour en agréger un nouveau mais

Et merci à tous ceux qui, par leur difformité morale et leur disgrâce spirituelle, ont contribué au développement de mes capacités de résistance et de survie.

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Liane vient d’abdiquer. Les larmes qu’elle a versées un certain automne 2013, n’ont pas suffit, comme dans Parsifal/Perceval, à atténuer l'incandescence de l'arme vulgaire de la rumeur. Une rumeur émanant du "parrain" d'un syndicat de réalisateurs de films. Relayée par  ces lilliputiens qui peuplent un Éden dont les Lumière sont absents. Rien que des ténèbres dans cette "cité", cette "ciutat" incivile et vile. Dans l'ombre, ces lilliputiens hommes et femmes, s'arrogent de ces titres qui prolifèrent dans les sociétés totalitaires - accusateur public, juge, juré - sempiternels Fouquier‑Tinville, Herman, Dumas, Coffinhal, Samson, Trinchard, etc. Pour le bandeau sur les yeux, un zona fit l'affaire. Une cheffe lilliputienne suivait l'affaire. Une seule question d'elle aurait suffit : "Est-ce vrai ?". Mais, ils voulaient tous faire "payer" à celui qui, sans une thune, grâce à une mouvement cavalier de fonds, avait été en mesure de sauver le navire qui s'approchait des récifs alors que leur armateur disposait de 101 millions d'euros et qu'il y eut 0.46 millions d'euros d'excadnts. La suite ? L'oeil est brûlé. Un pas mal assuré, un plateau de fruits de mer qui échappe des mains, le bassin de Liane s’émiette comme un vase antique. Son monde se rétrécie aux dimensions d’un appartement que ses p roches et amis fréquentent. Que d’autres investissent par le téléphone. Le 27 novembre, un flot pourpre envahit son cerveau. Durant deux jours, elle converse avec Jacques et ses deux fils de manière digitale - des "1" et des "0" - par la grâce des mouvements de son oeil préservé. Spectacle d’une grandeur funèbre, admirable et fantastique, où la mort elle-même semble se vêtir de majesté.Il s'agit d'un texte de paragraphe. Cliquez dessus ou cliquez sur le lien Gérer le texte Button pour modifier la police, la couleur, la taille, le format, etc. Pour configurer les styles de paragraphe et de titre à l'échelle du site site, allez sur le site Theme.